Il écorche au passage les médias qui se sont acharnés sur Bixi au cours de la dernière année. Pourtant, il ne leur laissait pas le choix en leur fournissant pendant aussi longtemps de l’huile pour alimenter le feu. Sa gestion des relations publiques et médiatiques étaient tout simplement médiocre. Quoi de pire que de ne pas être transparent alors qu’une controverse frappe de plein fouet son entreprise? Bref, il ne s’est pas attiré de sympathie, bien au contraire. Aussi, quoi de pire que de tenir ses client en otage? On se souviendra que cet été, malgré les promesses d’un service plus efficace, on a plutôt eu droit à un trop long épisode où les vélos souffraient d’un manque flagrant d’entretien et où la logistique de relocalisation de ceux-ci était quasi-inexistante.
Il blâme toujours les autres pour son incapacité à bien gérer la boîte. Il blâme encore les autres pour la décision des autres villes à l’international de ne pas opter pour le système Bixi. Personnellement, si j’étais un décideur, j’aurais fait de même. Dommage car j’ai la certitude que Bixi, techniquement, économiquement et socialement, c’est le meilleur système. Le problème vient de la gouvernance déficiente, et donc de l’incompétence des gens qui l’ont dirigé. Redonner la confiance perdue sera difficile. La mienne est perdue depuis longtemps. Le départ du big boss est à mon sens un pas dans la bonne direction.
Pour ceux et celles qui s’intéressent à la météo, mais aussi au climat, Météomédia explique bien ce qui se passe au-dessus de nos tête depuis maintenant trop longtemps: blocage omega.
Cependant, dans la vidéo, on parle très peu de la cause de ce blocage qui est fort probablement due au réchauffement accéléré des pôles.
Il est malheureusement tout à fait plausible que ce scénario se reproduises de plus en plus et laisse le sud du Québec sous de longues périodes dépressions fixes aux températures froides et pluvieuses.
La solution est donc de déménager dans le nord du Québec. Ça tombe bien avec l’annonce en grande pompe du Plan Nord par le gouvernement du Québec.
Ce soir, j’ai lu les articles traitant des déboires récents de Bixi. De ce que j’en comprends, la gestion par la Société de vélo en libre-service (SVLS) a fait en sorte que toute l’initiative est dans le rouge, mais vraiment dans le rouge. La SVLS traîne une dette de 37 millions de $ et l’administration Tremblay voudrait y injecter 108 millions de $ en prêts pour éponger la dette mais aussi pour assurer le développement international de la patente.
Évidemment, les partis d’opposition à la ville sont consternés, je peux les comprendre. Quand j’ai pris mon abonnement à 78$, c’était pour un système efficace, mais aussi pour un système bien gouverné. Or, cet amateurisme dans la gestion a des répercussions certaines sur l’efficacité dudit système. Quand on met à pied 9 employés, c’est sûr que Bixi en souffre. Justement, aussitôt annoncé, le site Web fonctionnait moins bien, les bornes ont planté, les vélos étaient moins bien répartis.
Tremblay veut 108 millions pour financer un modèle d’affaires qui de toute évidence ne fonctionne pas. Les partis d’opposition, qui ne sont pas contre Bixi, veulent des preuves que ce financement sera utilisé de la bonne manière. Et que fait la SVLS au lieu de fournir ces éléments de preuves? Elle menace les différents paliers de gouvernement de mettre la clé dans la porte. Je suis désolé, mais cette rhétorique enfantine — si tu ne me donnes pas mon bonbon, je vais tout casser — est encore pour moi un signe d’amateurisme. Il n’y a donc personne dans la haute-direction de Bixi qui soit capable de mettre ses culottes et de prouver que le modèle fonctionne?
Pour terminer, je me sens concerné par une société qui menace les gouvernements de mettre la clé dans la porte parce qu’on m’utilise, moi le client, comme otage. Je m’étais habitué à un système fiable. Si on menace de me l’enlever demain, même temporairement, c’est dommage, mais je ne renouvellerai pas mon abonnement. Je n’ai plus confiance et j’ai une autre alternative, celle d’avoir mon propre vélo.
ruemasson.com frappe en plein dans le mille dans cette article sur la cohabitation difficile entre cyclistes et automobilistes. Enfin un article qui ne rejette pas le blâme sur un ou l’autre des protagonistes, mais qui met en lumière le manque de civisme, les imprudences et le fait que tous sont pressés.
L’article est ici.
Essentiellement:
- Début de la saison le 15 avril
- Même prix
- Meilleur réseau
- 45 minutes de location au lieu de 30
- Diminution du temps d’attente entre les locations à 2 minutes au lieu de 5
- Nouvel accès de 72 heures pour 12$
- Meilleure redistribution des vélos.
(source: http://montreal.bixi.com/nouvelles/complete/lancement_saison3/)




